champ_coton

J’ai récemment entendu à la radio de Radio-Canada la phrase suivante : « saviez-vous que les cultures du coton conventionnelles utilisent 25 % des pesticides vendus dans le monde pour seulement 2,5 % de la surface agricole mondiale ? C’est donc la culture la plus polluante de la planète. »

Je sais que pour la plupart des gens, il s’agit là d’une information claire, nette et précise. Mais, dans mon cerveau, ça n’a pas été aussi évident. Laissez-moi donc vous résumer le cheminement de ma pensée là-dessus, en découvrant : la morale de l’histoire…

Serait-il juste de penser que les producteurs de coton nous envoient droit vers l’apocalypse ? Non ! Premièrement, je suis plutôt heureux de savoir que l’industrie agricole qui utilise le plus de pesticide n’est pas alimentaire. Dans ma vie, j’ai mangé plusieurs choses non orthodoxes : des vers de terre, du sable, du papier, des bâtons de suçons en plastique, le cuir de mon gant de baseball, etc. Mais, jamais de coton. Alors, ils peuvent bien utilisé du chimique pour le cultiver.

Deuxièmement, comment explique-t-on les pourcentages dans cette statistique ? Il faudrait vivre sur une autre planète pour ne pas savoir que la nôtre vit présentement une grande période de conscientisation verte. Chaque jour, de plus en plus de personnes joignent les rangs de ceux qui ont compris qu’il fallait respecter notre mère nature. Parmi les débats forts des dernières décennies, il y a eu celui des pesticides. Jadis, ils étaient utilisés partout, à tors et à travers, de façon exagérée. Si bien, que devant les protestations et scandales, les industries agro-alimentaires ont reculé et diminué de façon importante l’arrosage. Donc, ils ont indirectement fait monter les pourcentages d’utilisation des cultures non alimentaire. Bref, le 25 % d’utilisation de tous les pesticides mondiaux du coton représenterait au final une baisse de l’utilisation globale.

Finalement, je remercie les producteurs de coton, qui en participant à cette folie d’utilisation des pesticides, ont contribué à retirer ces derniers de mon alimentation. En plus, d’avoir déjà, il y a de cela longtemps, contribué à la fin de l’esclavage aux Etats-Unis en étant des esclavagistes sauvages qui furent une des causes majeures de la guerre de Sécesssion.

À ce moment, je dois vous demander, êtes-vous convaincu ? J’espère que non. Un arrosage dans un champ de coton finira toujours par s’infiltrer dans la chaîne alimentaire. Via les cultures voisines ou via l’hydrologie du secteur. Bref, ils finiront de toute façon dans votre assiette. Alors, pourquoi n’y a-t-il pas de levé de bouclier ? La réponse est simple, le coton est surtout cultivé dans les pays pauvres où en voie de développement et donc, nous les riches, on s’en fou. Effectivement, comme la contamination est indirecte cette dernière diminue rapidement en s’éloignant de la source. Donc, en plus de rendre malades les gens, tout cela se produit, dans des systèmes de santé déjà défavorisée. (Oui, le nôtre n’est pas le pire).

Donc, la morale de l’histoire… N’utilisons plus le coton, tout le monde tout nu. Sauf : Les gars, les gens de ma famille, les gens âgés et toutes personnes qui ne paraissent pas bien nues. Évidemment, c’est une blague. La vraie morale, c’est que comme nous l’avons fait dans l’alimentaire, il faudra commencer à exiger que le mot bio accompagne notre coton.

Je termine en prouvant pourquoi un monde où tout le monde serait tout nu ne serait pas forcément agréable.

Ugly-Old-Woman

(Désolé madame, mais google vous fait apparaître dans la recherche ugly old women !)

Et avec un exemple du contraire.

Erica-Campbell-18

(Erica Campbell, modèle de l’année en 2005 selon Playboy)