Sais-tu nager, toi l’Ontarien de gauche ??? La morale de l’histoire

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 Voilà la question que je me suis posé sincèrement au terme du vote suivant la campagne électorale fédérale de 2011. Malheureusement pour le Canada, cette dernière s’est soldée par une élection majoritaire du parti conservateur, qui sera le maître absolu de nos destinés pendant les quatre prochaines années. Heureusement, il aura les reines du Canada et de son avenir sous l’œil attentif des Néo-démocrates et de Jack Layton. Face à ce grand retournement de l’échiquier politique national (plus encore au Québec), le temps est venu de se demander : quelle est la morale de l’histoire…

 

Les ontariens de gauche ne savent pas nager

 

L’incroyable montée du NPD au Québec a pris le nom de vague Orange. Ce qui est le plus beau dans tout cela, c’est que les Québécois ont su faire preuve d’une grande intelligence politique commune en embarquant à plein dans le mouvement. Même si cela devait au passage presque anéantir le bloc québécois et le parti libéral. Une grande majorité des Québécois de gauche ont vu venir cette vague et on comprit qu’il fallait unir leur force sous une même bannière pour faire vraiment mal aux Conservateurs. Mes chers concitoyens, je vous dis bravo ! Vous m’avez surpris.

 

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(La boué orange qui sauvra de la noyade conservatrice. L’eau bleu c’est les conservateurs !!!) 

 

Paradoxalement, il semble que les Ontariens de gauche eux, n’est pas vraiment compris l’importance de ce qui était enjeux. Certes, une bonne partie des électeurs libéraux ont compris ce qui se passait et sont passées aux néo-démocrates, mais ce ne fut pas en assez grand nombre, divisant le vote et permettant aux conservateurs d’obtenir les sièges manquants pour la majorité. Eh oui ! Face à la vague Orange, l’Ontario de gauche n’a tout simplement pas su nager. Le pire, c’est que par la même occasion, ils ont raté le bateau. Pas très pratique pour voguer dans la grande mer de la politique. Espérons que l’opposition officielle puisse fournir une bonne veste de sauvetage à cette population.

 

Tant qu’à démissionner après !

 

Il y a cependant un proverbe qui dit qu’il est plus facile de raisonner un homme seul qu’une foule. Alors, je me demande pourquoi personne n’a pu raisonner Michaël Igniatieff ou pourquoi il n’a pas pu se raisonner lui-même. Lui, comme nous tous, a bel et bien vu venir la vague orange lui aussi. Donc, assumant qu’il est un homme sensé, il s’avait avant même l’élection que le vote allait se diviser. Je me pose donc la question : pourquoi ne pas avoir dit à ses troupes de voter NPD ? En effet, en additionnant les totaux des deux parties dans la couronne de Toronto, on voit disparaître un bon nombre de députés conservateurs. Assez pour, empêcher la majorité où même pour changer le premier ministre. Il n’aurait pas plus ou pas moins démissionné dans une situation où dans l’autre ?

 

La morale de l’histoire…

 

C’est que le souverainisme n’est pas mort. Non je n’ai pas voté pour le Bloc, je juge depuis longtemps qu’il s’agit d’un parti inutile. En effet, je n’ai jamais voté pour eux. Mais, je me rends compte d’une chose maintenant avec leur disparition et l’apparition du NPD pour prendre sa place. Je m’en rends aussi particulièrement compte en regardant la couleur de la carte politique du pays aujourd’hui. Le Québec et le reste du Canada, c’est deux pays bien différents. Pas la même langue, pas la même culture, pas les mêmes racines et maintenant, pas les même vues politiques. Il reste donc une question, rester dans le Canada pour tenter de les rapprocher de nous et en faire des gens meilleurs (souvent tenté et jamais réussi depuis la confédération) ou prendre une nouvelle option, celle de la souveraineté, et devenir un pays-chef au niveau social, démocrate et environnemental dans le monde entier afin d’être suivi un jour par tous. On est peut-être rendu là ! De toute façon, on verra bien après quatre années conservatrices majoritaires combien de nouvelles personnes en auront assez du Canada…

 

(En terminant, une petite comparaison amusante entre Harper et Cortex, une souris qui voulait dominer le monde. Je trouve qu’il se ressemble)

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4 réflexions au sujet de “Sais-tu nager, toi l’Ontarien de gauche ??? La morale de l’histoire”

  1. Ça résume bien. Mais reste qu’avec tout ça on est pogné avec Steven Harper dans un régime totalitaire pour 4 ans. Fol.

  2. Un ami a ecrit ceci a propos de ton blogue sur mon facebook, je te le transmet.

    Ontario et gauche = N’existe pas et ca n’existera jamais… Historiquement, ca toujours été droite/centre-droite. Surtout dans le centre-sud de la province. Croire que ca va arriver, c’est ne pas connaître l’histoire politique de la province. Blâmer quelque chose qui n’a jamais vraiment exister, c’est essayer de tirer sur la mauvaise cible. Pourquoi pas le BC aussi? Les prairies? Eux aussi avaient des candidats NPD.Si cela n’avait été du ras-le-bol généralisé du Bloc au Qc, on en serait à la même place, le Bloc et le NPD en formant l’opposition officiel et les Libéraux qui ramasse le resteAutre chose, le NPD est rentré second dans une bonne partie de ces régions du sud. Dire qu’on est passé à côté n’est pas tout à fait vrai.Désolé pour la montée de lait, mais des fois faut sortir du cadre pour voir la peinture au complet. Surtout concernant les deux grandes solitudes(Mon éthique personnel/job d’animateur/journaliste m’emêche de révélé mes allégeances politiques, mais la réaction resterait la même

  3. Tu pourras lui répondre ça Véro si tu veux.

    L’Ontario et la gauche ça existe, surtout parce que je considère que libéreaux, néo-démocrates et vert en font parties.

    Tout ce que je demande, c’est une alliance entre les parties avant l’élection, afin d’avoir de cette façon, une seule option contre les conservateurs et de fait même un vote à la représentation en pourcentage. Je sais très bien que L’ontario est assez à droite depuis toujours. Mais, dans 15 à 20 circonscriptions de la couronne de Toronto, le pourcentage des votes de centre-gauche dépassait celui des conservateurs. Ce qui aurait eu pour effet avec un seul partie, que ce soit Libéral ou NPD d’empêcher la majorité conservatrice. À L’échelle du pays ça aurait même donné un autre gouvernement que celui d’Harper. C’est d’ailleurs cette stratégie de regroupement qu’avait utilisée le reform et les conservateurs à l’époque pour prendre le pouvoir ou que les forces souverainistes avaient utilisées dans les années 70 pour former le PQ.

    Il faut lire le blogue comme il faut. Mon premier raisonnement est le moins logique, la solution facile. Le bon, c’est que je blâme les chefs qui avec un égo démusuré et une coyance en une pensée magique n’ont pas cru ce qui arrivait et non pas inciter leur troupe à voter stratégiquement quitte à ce que ce soit pour l’autre partie.

    Je montre toujours mes blogues en trouvant d’abord une morale facile, puis en en trouvant une plus juste et aiguisé. Il ne faut d’ailleur pas s’excuser de nos réactions et même de nos montées de lait. Ça alimente le débat et ça aide à faire avancer les choses.

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